Fontainebleau, l’appel de la forêt

pinceau

Fontainebleau, l’appel de la forêt

Qu’est-ce que ça fait d’être née dans un environnement à demi sauvage ?

Mes plus beaux souvenirs d’enfance sont dans cette forêt!Faire l’homme de Cro-Magnon ou encore du ski dévalant les pentes étroites de feuilles d’automne.Capter les odeurs particulières et scruter cette forêt qui anime mon côté aventurier.

Revenir toujours, revenir !

Après mes années à l’école d’arts appliqués Olivier de Serres,

j’ai essayé d’aller ailleurs, à Bruxelles, à Budapest, à Kiev, en Italie… Je reviens toujours ici.

Je suis attachée à cette forêt, j’y ai trouvé des ressources pour la fabrication de mes pinceaux.

Je trouve des sentiers très différents, de sable, de terre, de fougères, de rochers, pour développer mon imagination.

J’y arpente mes rêves et mes peurs.

Et c’est aussi le cœur de ma famille où nous nous retrouvons pour partager.

Nous les autochtones.

On est parfois visité par les gens de Paris, curieux et envieux de notre belle forêt.

Ils s’imaginent qu’on a des secrets ?

Moi, je les remercie car je me sens un peu comme un petit lutin caché de tous, une bête curieuse, suivie par tous les fantômes artistes qui ont vécu dans la région…

Alors, quand Virginie Bertrand du magazine « Côté Paris » écrit :

« Et de la forêt naît des pinceaux végétaux de Sentia, réalisés avec le sapin qu’elle humidifie, le chardon dont elle enlève, à la pince à épiler, les pistils, ou encore la posidonia qui forme la touffe, les herbes s’entourent autour du calice, et le bambou, la grande berce ou le phytolacca servent de bâton, pour l’enchantement des enfants et joyeuses transmissions naturelle. »

Je suis ravie qu’elle vienne prendre un bain d’art naturel.



Si beaucoup d’artistes ont vécu dans cette région c’est sûrement qu’il y a quelque chose.

Un souffle de vie qui fait qu’un simple artiste, marcheur ou rêveur se transforme en chamane des simplicités de la vie.

La beauté organique : ces parcours de rochers, le mélange de chênes et lianes, la dualité des bois morts et des mares en vie, ces paysages de monts et de plaines ensablées.

La nourriture abondante : châtaigne, gland, purée de cynorrhodon, pomme fraîche, noix, pousses de Fougères, sirop de bouleau, jeune feuille de hêtre, ou salade de pissenlit.

La curiosité animale : renard, sanglier, écureuil, cerf, chauve-souris et chouette.

Le décor chevaleresque : lors d’expédition entre amis, tu peux, t’abriter dans les cabanes en grès, rechercher des gravures du néolithique.

En amoureux, tu peux partager les circuits d’escalade et en rencontre d’inconnus, être en confiance et partager cette forêt de notre imaginaire.

Je me sens ici forte et pleine de vie et c’est bien là, ce qui est difficile à faire, ne faire qu’un avec la simplicité, de ce qui vous environne.

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